La visite s'est bien passée. Le client était d'accord sur tout, il a même parlé des couleurs. Vous envoyez le devis.
Et puis plus rien.
Neuf fois sur dix, ce n'est pas votre prix : c'est de sortir quinze mille euros d'un coup. Personne n'aime dire ça à un artisan, alors le devis meurt tout seul.
Deux clients disent non, et ce n'est pas le même non
Celui qui trouve ça trop cher discute. Il compare, il négocie, il vous demande d'enlever un poste. Avec lui, le financement ne changera rien.
Celui qui n'a pas la somme ne discute pas. Il repousse. « On verra au printemps. » C'est le seul des deux que vous pouvez récupérer.

Le signe qui ne trompe pas : « on peut faire en deux fois ? ». Une toiture à 18 000 € pour un client qui en a 6 000 de côté ne donne jamais un non — elle donne un « on verra », et un chantier perdu que rien n'empêchait de faire.
Commencez par l'argent qu'il ne remboursera jamais
Avant de parler crédit, videz le sac des aides à la rénovation. Attention, elles se demandent avant le démarrage, parfois avant la signature : le client qui le découvre une fois l'échafaudage monté perd tout, et devinez qui il tiendra pour responsable.
Vérifiez aussi votre TVA : selon les travaux et l'âge du logement, elle tombe à 10 % ou 5,5 %. Sur 20 000 €, l'écart avec 20 % fait près de 2 500 € — peut-être déjà de quoi débloquer la signature.
Découper le paiement, et le piège des sept jours
Acompte, versement au démarrage, solde à la réception : ce levier ne dépend que de vous, aucun plafond n'est imposé.
Mais attention. Quand le devis est signé chez le client, vous n'avez pas le droit d'encaisser quoi que ce soit pendant sept jours — ni acompte, ni chèque, même s'il vous le tend. S'y ajoute son droit de rétractation de quatorze jours. Le chèque pris sur le coin de la table vous met en tort, et beaucoup le font sans le savoir.
Quand découper ne suffit plus
Au-delà d'un certain montant, couper en trois ne change rien : la somme reste la somme. Le client doit emprunter — c'est lui qui emprunte, jamais vous.
- Le prêt personnel : fonds libres sur son compte, monté rapidement.
- Le crédit affecté : adossé à votre devis, il ne finance que ces travaux-là.
- Le regroupement de crédits : ses crédits en cours plus le budget travaux, en une seule mensualité. Pour le client déjà engagé ailleurs — ça allonge la durée et augmente le coût total.
Un réflexe : tant que le financement n'est pas accordé par écrit, votre chantier n'existe pas. Ne commandez pas le matériel, ne bloquez pas la semaine de vos gars.

Vous n'avez rien à gérer
Le financement n'est pas votre métier, et il n'a pas à le devenir. Votre rôle tient en une phrase.
Vous vous arrêtez là. Le client simule lui-même, monte son dossier en ligne, et un courtier reprend la suite avec la banque. Rien à calculer, rien à assumer si ça n'aboutit pas. C'est d'ailleurs ce que prévoit la réglementation : vous orientez, il conseille.
Où l'envoyer
UMAFI s'adresse précisément à ce cas : travaux de 6 000 € à 75 000 €, en prêt personnel ou en regroupement de crédits. Tout part du simulateur — le client obtient sa mensualité en quelques clics, dépose ses pièces en ligne, puis un courtier dédié reprend le dossier. Après acceptation par l'organisme prêteur, les fonds sont annoncés sous huit jours.
Le devis qui dort n'est pas mort
Il ne l'est que le jour où votre seule réponse au silence est une relance de plus. Posez la vraie question — « c'est le montant, ou le fait de le sortir maintenant ? » — et sachez vers qui l'envoyer.